La promotion 2012 du DU GENDD à Luxembourg

La première promotion luxembourgeoise du DU GENDD s’achève. Une dernière journée d’intervention, le 18 janvier, et la soutenance des mémoires professionnels, le 6 février prochain, clôtureront les 120 heures que compte cette formation répartie sur 20 journées, elles-mêmes étalées sur plusieurs mois (de mars à octobre, pour l’essentiel).

Cette promotion, de taille réduite avec seulement six participantes, marque une volonté commune de l’Université de Lorraine et de la Chambre des Salariés, d’offrir, sans délai, une formation diplômante en gestion de l’égalité, de la non discrimination et de la diversité sur le territoire luxembourgeois. Rappelons que cette formation répond à un besoin important de compétences spécifiques pour intervenir dans tous les secteurs d’activités qui se voient concernés par ces problématiques. Les participantes représentaient, en effet, de par leur activité professionnelle, une diversité de secteurs proche de ce que nous avons connu dans l’édition messine du diplôme (insertion, éducation, formation, collectivités locales, entreprise du secteur bancaire ou encore conseil). Les échanges, avec les intervenants d’une part, mais aussi entre participantes elles-mêmes, ont été la source d’un enrichissement fertile tout au long de l’année. Certaines stagiaires sont venues chercher, dans cette formation, une professionnalité, une légitimité, pour intervenir sur ces questions au sein de leur structure, tandis que d’autres étaient en attente d’une ouverture complémentaire à leur champ d’expériences. Chacune d’entre elles intervient quotidiennement sur l’ensemble des motifs de discrimination énoncés par la loi luxembourgeoise mais l’on a pu noter une entrée un peu plus importante sur la question de l’égalité femme/homme. Toutes ont pu trouver de quoi répondre à leurs attentes grâce à un programme riche et varié proposé par une trentaine d’intervenants (universitaires, juristes, consultants, institutionnels, acteurs du monde socio-économique, syndical et associatif)

Parmi les temps forts de cette année, nous retiendrons les quatre tables rondes qui ont permis d’évoquer l’ensemble des politiques et pratiques de gestion de la diversité développées au Luxembourg. La première a réuni les acteurs du monde socio-économique : entreprise en pointe sur ces questions, syndicats et organisations professionnelles œuvrant sur la RSE et la diversité. La seconde a permis d’échanger avec les principaux acteurs institutionnels que sont le Centre pour l’égalité de traitement (CET), l’Office luxembourgeois d’accueil et d’intégration (OLAI), ou encore le Ministère de l’égalité des chances (MEGA). Une journée a été consacrée aux 6 motifs de discrimination (handicap, âge, orientation sexuelle, genre, religion et origine) avec le témoignage des principaux acteurs associatifs et institutionnels, luxembourgeois et européens.

La richesse des connaissances et expériences échangées se révèle désormais au travers des mémoires professionnels qui sont en voie d’achèvement. Ils peuvent porter sur l’analyse des dispositifs visant à réduire les préjugés et la discrimination (par exemple à l’école) ou étudient le développement de politiques en GENDD dans différents types de structures.