Discrimination et gestion de l’égalité et de la diversité

L’Université Ouverte des Humanités et l’Université de Lorraine vous invitent à découvrir une nouvelle ressource pédagogique numérique  intitulée « Discrimination et gestion de l’égalité et de la diversité ». Ce programme multidisciplinaire (psychologie sociale, sociologie, sciences de gestion, sciences de l’éducation, droit) conçu par Richard Bourhis (Université du Québec à Montréal) et Pascal Tisserant (Université de Lorraine) s’adresse aux enseignants, professeurs et étudiants-es de différentes filières et niveaux universitaires mais également aux professionnels souhaitant acquérir des connaissances dans ce domaine.

Cette ressource en ligne se présente sous la forme d’un préambule, suivi de trois volets et d’une conclusion :

1) Le préambule présente cette « grande leçon » puis propose le documentaire de Radio Canada « la leçon de discrimination » relatant une expérience de discrimination menée par l’enseignante au sein de sa classe qu’elle divise en deux groupes, le premier qu’elle valorise et le second qui subit alors la discrimination :

Accéder au préambule

 

2) le volet 1 intitulé « Psychologie des discriminations, préjugés et stéréotypes » est développé par  quatre psychologues sociaux :

- Richard Bourhis, psychologue social, Université du Québec à Montréal : La discrimination

-  Serge Guimond, psychologue social, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand : Les préjugés

-  Vincent Yzerbyt, psychologue social, Université catholique de Louvain La Neuve : Les stéréotypes

-  Geert Hofstede,  : psychologue social, Université de Maastricht : Cultures et diversité

Accéder au volet 1

 

3) Le volet 2 intitulé « Discrimination à l’école et dans la société » comprend deux parties :

3.1) Le volet 2, partie 1, est davantage centré sur les questions de société développées par trois sociologues, après l’exposé du processus d’acculturation en psychologie :

- Richard Bourhis, psychologue social, Université du Québec à Montréal : Immigration et acculturation

- Patrick Simon, sociologue, Institut National d’Etudes Démographiques (INED), Paris : Discrimination, diversité et société

- Patrick Simon, sociologue, Institut National d’Etudes Démographiques (INED), Paris  : Discrimination, immigration et statistiques

- Piero Galloro, socio-historien, Département de sociologie, Université de Lorraine, Metz : Préjugés à l’égard des immigrés

- Didier Lapeyronnie, sociologue, Université de la Sorbonne, Paris IV : Les ghettos en France

- Fo Niemi, directeur du centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) : Profilage racial au Québec

Accéder au volet 2, partie 1

 

3.2) Le volet 2, partie 2, concerne plus précisément l’école, tout d’abord au Québec, puis en France au travers d’une table ronde organisée sur ces questions et l’enregistrement d’une conférence sur les manuels scolaires

- Nicole Carignan, Enseignante-chercheure, Faculté des sciences de l’éducation, Université du Québec à Montréal : Ecole et discrimination au Québec

- Pascal Tisserant, psychologue social, Université de Lorraine, Metz : Introduction de la table ronde « école et discrimination »

- Laurence Ukropina, enseignante, chargée de mission, Rectorat de l’académie de Metz-Nancy : Discriminations ethnico-raciales à l’école

- Isabelle Harmand, enseignante, chargée de mission, Rectorat de l’académie de Metz-Nancy : Mixité et égalité filles – garçons à l’école

- Stéphane Aurousseau, intervenant, association couleurs gaies, Metz : L’homophobie en milieu scolaire

- Françoise Meyer, inspectrice de circonscription, Rectorat de l’académie de Metz-Nancy : Ecole maternelle, langue et handicap

- Pascal Tisserant et Anne Lorraine Wagner, psychologues sociaux, Université de Lorraine, Metz : conférence « stéréotypes et manuels scolaires »

Accéder au volet 2, partie 2

 

4) Le volet 3 intitulé « Réduction des discriminations et milieux professionnels » comprend deux parties :

4.1) Le volet 3, partie 1, débute par des aspects généraux, provenant de plusieurs disciplines, proposant des pistes de réduction des discriminations au travail, puis se termine par la question de l’égalité entre les femmes et les hommes

- Richard Bourhis, psychologue social, Université du Québec à Montréal : Réduire les préjugés et la discrimination

- Dirk Steiner, psychologue du travail, Université de Nice Sophia Antipolis  : Discrimination et justice organisationnelle

- Michel Miné, juriste du travail au CNAM, Paris: Discrimination et droit du travail

- Isabelle Barth, Gestionnaire, Ecole de Management, Université de Strasbourg: Management de la diversité

- Annie Cornet, Gestionnaire, HEC Liège: Les enjeux de la gestion de la diversité

- Jacqueline Laufer, Sociologue, HEC Paris : Diversité et égalité entre les femmes et les hommes

- Elisabeth Ferro-Vallé, Ingénieure à l’action régionale, AFNOR, Nantes: Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes

Accéder au volet 3, partie 1

 

4.2) Le volet 3, partie 2, s’ouvre à d’autres groupes victimes de discrimination et se termine par deux cas de gestion de la diversité en entreprise

- Raul Morales, Sociologue, Association des Paralysés de France (APF), Paris : Représentations du handicap

- François Milazzo, Consultant, Handi Compétences, Metz : Emploi et handicap

- Christophe Falcoz, Gestionnaire, IAE, Université de Lyon : L’orientation sexuelle au travail

- Christophe Falcoz, Gestionnaire, IAE, Université de Lyon : La gestion des âges

- David Bourguignon, Psychologue social, Université de Lorraine, Metz : Personnes discriminées et stigmatisation

- Bruce Roch, Directeur de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) : Diversité et discrimination dans le groupe Adecco

- Geneviève Barrette, Service Équité en emploi et diversité, Banque Nationale du Canada, Montréal : La gestion de la diversité dans une banque canadienne

Accéder au volet 3, partie 2

 

5) La conclusion introduit la GENDD (Gestion de l’Egalité, de la Non Discrimination et de la Diversité) puis se termine par un entretien avec Louis Schweitzer réalisé quelques mois avant son départ de la HALDE.

Accéder à la conclusion

 

Cette ressource peut également être visionnée depuis un smartphone. Les vidéos ainsi que des documents, notamment les diaporamas, peuvent être téléchargés. Les références bibliographiques citées dans l’ensemble des textes associés aux différentes vidéos, peuvent être consultées dans un onglet réservé à cet effet dans chacune des parties et certains articles ou textes peuvent également être téléchargés.

Pour citer cette ressource :

Tisserant, P. & Bourhis, R. (2013). Discrimination et gestion de l’égalité et de la diversité. Ressource pédagogique en ligne co-produite par l’Université Ouverte des Humanités et l’Université de Lorraine. http://www.uoh.fr/front/notice?id=8f5dd757-e6b8-4eb4-bf65-282fa093d3af

Événementiel et usages de l’ENDD

Les collectivités locales et les entreprises s’approprient la thématique de l’Égalité, de la Non Discrimination et de la Diversité (ENDD) en organisant chaque année des événements conviviaux destinés, respectivement, au grand public et à leurs salariés.

Le Conseil général de Meurthe-et-Moselle organise ainsi, du 10 au 22 mai 2012, les septièmes rencontres de lutte contre les discriminations. Cet événement intitulé « égalité, fraternité, agissez » (http://www.cg54.fr/fr/actualite/article/egalite-fraternite-ag.html) prend la forme de 70 manifestations (concert, conférence, exposition, théâtre, film – débat, café citoyen,…) qui se déroulent dans le département. Quelques unes sont transversales aux 18 critères de discrimination de la loi française, plusieurs concernent directement le critère de l’origine, d’autres le handicap ou encore le sexe .

En France, les collectivités locales développent de nombreux événements et actions au nom de l’égalité, le plus souvent centrées sur l’égalité entre les femmes et les hommes et pouvant aller jusqu’à l’obtention du label  égalité, comme le défend la Région Bretagne (http://www.bretagne.fr/internet/jcms/preprod_125406/la-region-bretagne-obtient-le-label-egalite). D’autres collectivités locales dépassent ce premier usage de la notion d’égalité, en se mobilisant à l’égard de l’égalité des chances  et recourent à l’événementiel dans l’objectif de lutter contre les discriminations . Elles organisent une semaine consacrée à cette conception de l’égalité, comme la Région Île-de-France en 2008 (http://www.iledefrance.fr/les-dossiers/social-solidarite/semaine-de-legalite-en-ile-de-france/), ou un mois, comme celui de novembre, proposé chaque année depuis 2009 par la ville de Metz (http://www.metz.fr/metz2/sortir/trouver/fiche-7207.php) sur le même principe que l’événement « égalité, fraternité, agissez » à venir.

L’usage de la diversité est moins courant dans les événements initiés par les collectivités locales. La commission européenne tente cependant d’organiser depuis 2009 les journées de la diversité (« diversity days ») dans différentes villes d’Europe « destinées au grand public et aux médias visant à mettre l’accent sur les questions relatives à l’égalité et à la diversité, à fournir des informations sur la législation antidiscrimination » (http://ec.europa.eu/justice/fdad/cms/stopdiscrimination/activities/diversity_days.html?langid=fr). En 2009, le Luxembourg a accueilli l’une de ces journées et l’année suivante, la ville de Metz a organisé cet événement au titre de l’espace transfrontalier de la Grande Région. Ces journées concentrent, sur une journée, dans un quartier de la ville, un ensemble de manifestations proches de celles qu’organisent les collectivités locales françaises au nom de l’égalité et avec moins enthousiasme (ou de prudence ?) que la commission européenne à l’égard de la notion de diversité. On retiendra qu’en 2010, le caractère transfrontalier de cette journée a ajouté une dimension interculturelle à la thématique de ‘’l’ENDD’’ en cherchant à rapprocher les organismes et les associations allemandes, belges, françaises et luxembourgeoises œuvrant dans ce domaine.

Une autre institution internationale, les Nations Unies, retient également la notion de diversité en proposant de célébrer chaque 21 mai la journée mondiale de la diversité culturelle, suite à l’adoption de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle en novembre 2001. L’invitation à célébrer cette journée (http://www.unesco.org/index.php?id=18174&L=1) traduit avant tout une promotion de la diversité culturelle, sans adossement explicite à la non discrimination. Le monde de l’entreprise qui affectionne particulièrement la notion de diversité, comparée à celle d’égalité ou de non discrimination, propose des événements autour de la diversité à cette occasion. C’est le cas du groupe EDF qui organise, depuis plusieurs années, à cette période, le « diversity day ». Dans cette entreprise, cette journée ne se limite pas à la simple promotion la diversité culturelle mais elle concerne différentes questions et critères de discrimination au travail. Comme l’explique Caroline Carré, chargée de mission diversité & RSE pour le groupe EDF, « le maître mot de cette journée est la convivialité ». Les concerts, expositions, jeux, pièces de théâtre ou conférences organisées sur les différents sites du groupe à l’occasion de cette journée complètent les actions de sensibilisation et de formation réalisées tout au long de l’année auprès des salariés du groupe.

Ces pratiques de l’événementiel en GENDD par les collectivités locales et les entreprises illustrent le caractère pluri-contextuel de cette approche intégrative des notions d’égalité, de non discrimination et de diversité : en fonction des secteurs professionnels, les acteurs ayant en charge la réduction des inégalités de traitement, le respect des différences et l’inclusion ne font pas le même usage de la terminologie ‘’ENDD’’. Ces exemples démontrent également l’intérêt des formations en GENDD regroupant des professionnels partageant des missions aux objectifs identiques au sein d’univers profondément différents. Par ailleurs, ils laissent en suspens la question de l’efficacité de ces événements sur la réduction des préjugés et de la discrimination, une dimension trop rarement prise en compte dans l’événementiel.

La gestion de la diversité au Luxembourg

La question de la diversité se situe au cœur des problématiques actuelles de management. Bien plus qu’un simple effet de mode, elle participe d’une préoccupation des organisations de satisfaire d’abord une obligation légale. Le glissement sémantique de la notion de non discrimination à la notion de management de la diversité marque également la volonté de faire de celle-ci une occasion de pratiques managériales positives. On pourrait cependant s’interroger sur l’authenticité des discours et l’effectivité de leur mise en œuvre (Barth, 2007). En effet, l’existence d’un arsenal juridique de lutte contre les discriminations et de promotion des pratiques d’égalité ne suffit sans doute  pas à développer de bonnes pratiques de « gestion de la diversité » dans les entreprises si un important travail de sensibilisation des personnes n’est pas entrepris en complément.

Le Luxembourg, qui se caractérise à la fois par une économie florissante et une diversité culturelle importante, constitue un exemple relativement intéressant de cette problématique. Au vu des caractéristiques du Luxembourg et de sa situation géographique qui fait que 44% des emplois sont occupés par des frontaliers, il peut paraître surprenant de constater une si faible prise de conscience des enjeux socio-économiques de la diversité, alors que la majorité des entreprises doit aller chercher sa main d’œuvre en dehors des frontières.

Peu d’entreprises luxembourgeoises ont aujourd’hui réalisé que la prévention des discriminations et la diversité ne se traduisent pas par des actions isolées mais participent de la stratégie globale de l’entreprise et contribuent à affirmer sa vision. Mais il faut également souligner que si de nombreuses entreprises sont désireuses d’avancer sur ces sujets, elles ne savent pas toujours comment faire. La mise en place d’une politique cohérente de gestion de la diversité conduit l’entreprise à définir sa propre vision de la diversité : souhaite-t-elle strictement respecter la législation de non-discrimination et d’égalité de traitement ? Souhaite-t-elle également valoriser les spécificités de chacun pour en tirer profit dans le cadre d’une approche de type business case ? Ou s’agit-il finalement pour l’entreprise de devenir un lieu où chacun trouve sa place, quelles que soient ses caractéristiques identitaires ? Autant de questions qu’il conviendrait de l’aider à résoudre par l’information, la sensibilisation, la formation et l’accompagnement.

En somme, ce qu’il est permis d’affirmer au travers de l’exemple du Luxembourg, c’est que la présence d’une importante diversité culturelle, l’existence d’un arsenal juridique conséquent et d’acteurs impliqués, ne suffit pas pour encourager les entreprises à développer des pratiques de gestion de la diversité. Tout cela doit être accompagné par d’autres dispositifs notamment en ce qui concerne la sensibilisation aux réalités et aux enjeux de la diversité. Une approche par les outils de gestion ne suffira pas non plus à changer les choses efficacement et en profondeur si parallèlement l’action ne porte pas également sur les stéréotypes et préjugés, notions qui sont intimement liées à celle de discrimination (Légal et Delouvée, 2008). Ceci est autant valable pour les entreprises que pour la société luxembourgeoise dans son ensemble pourtant caractérisée par un calme apparent dans la cohabitation des différences à l’intérieur d’un écrin économique doré.

La demande croissante de compétences spécifiques en matière de gestion de la diversité voit se mettre progressivement en place des actions de formation et de sensibilisation sur la place luxembourgeoise. L’ouverture du Diplôme d’Université en Gestion de l’Egalité de la Non Discrimination et de la Diversité (DU GENDD) dans le cadre d’un partenariat entre l’Université Paul Verlaine – Metz et la Chambre des Salariés du Luxembourg en atteste. Cette expérience devrait permettre d’envisager des recherches complémentaires sur l’évolution des pratiques de gestion de la diversité dans les entreprises du Luxembourg.

Les Rencontres Internationales de la Diversité

Ce projet, né en 2004, par la volonté du professeur Jean-Marie PERETTI, a pour objectif de déterminer les enjeux de la « diversité », dans l’entreprise, les organisations et la société.

Le constat que les organisations doivent impérativement prendre en compte la diversité physique, des âges, des qualifications, du genre, des nationalités et des origines s’est imposé ces dernières années à la communauté scientifique. La responsabilité sociale de l’entreprise et la notion de triple performance, économique, sociale et environnementale ont renforcé l’importance des travaux sur la diversité. Afin de pouvoir apporter des éléments de réponses et de nouvelles pistes de réflexion sur ce thème contemporain, il était important de créer un espace de réflexion et de débats qui regroupent des enseignants-chercheurs, des responsables associatifs, politiques, économiques, syndicaux et des dirigeants d’entreprises du monde entier. C’est ainsi que les « premières rencontres internationales de la diversité » sur le thème des « défis de la diversité » ont vu le jour les 6-7-8 octobre 2005 à l’Université de Corse. Aujourd’hui la huitième édition de ce colloque est en préparation et s’impose d’année en année comme le rendez-vous international dédié à la « diversité ».

Les organisateurs des rencontres :

  • L’Association « Les défis de la Diversité », a été créée en 2005 dans le but d’organiser les « Premières Rencontres Internationales de la Diversité ». Son président est le professeur émérite Jacques ORSONI, directeur honoraire de l’IAE de Corse.
  • CPIE A Rinascita est une association loi 1901 qui a été fondée en Mai 1975, par Mr Antoine Feracci. Labellisée Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement Corte-Centre Corse depuis juin 2007, ses objectifs principaux sont de protéger, d’animer, de former, de restaurer, d’informer et d’aider la ville de Corte et ses environs.

Les 8èmes Rencontres Internationales de la Diversité permettront de mesurer les progrès et de connaître les meilleures politiques et pratiques, ou toutes les innovations actuelles dans ce domaine. Le thème abordé sera : « Diversité(s), RSE et Solidarité ». Pour la première fois depuis 7 ans « Les rencontres Internationales de la Diversité » se délocalisent. La manifestation se déroulera le 28 et 29 septembre 2012 à ESSAOUIRA au Maroc.

Retrouvez toutes les informations utiles en suivant ce lien.

La promotion 2010-2011 du DU GENDD à Metz

La première promotion du DU GENDD s’est achevée en décembre 2011 avec la soutenance des mémoires professionnels.

Les onze premiers participants-es provenaient de secteurs d’activités différents (formation & insertion ; développement local et territorial ; entreprise et GRH) source d’un enrichissement important tout au long de cette année de formation. Ils (elles) occupaient des fonctions variées (direction de structure ; chargé de projets/d’études ; conseil et coordination) dans le grand quart nord-est de la France (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Lorraine et Région parisienne) et avaient des projets d’intervention en GENDD à l’étranger (Italie et Luxembourg) pour deux d’entre eux. Certains-es sont venus-es chercher dans cette formation une professionnalité, une légitimité, pour intervenir sur ces questions au sein de leur structure, d’autres étaient en attente d’une ouverture complémentaire à leur champ d’expériences qu’ils (elles) ont pu satisfaire grâce à ce programme riche et varié.

Cette première promotion a suivi avec intérêt ces 120 heures de formation données par vingt quatre intervenants-es, douze universitaires, belges, canadiens et français (juristes, gestionnaires, sociologues et psychologues sociaux) et douze praticiens-nes en GENDD (provenant notamment de l’ACSE, l’AFMD, FACE ou encore la HALDE). Deux tables rondes ont réuni, d’une part des acteurs du monde de l’entreprise (DRH, syndicats et organisations patronales) et, d’autre part, d’institutions Belges et Luxembourgeoises luttant contre les discriminations (Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, le centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme et le centre pour l’égalité de Traitement). L’aboutissement de cet investissement s’est révélé au travers des mémoires professionnels qui analysaient des dispositifs visant à réduire les préjugés et la discrimination (par exemple à l’école) ou étudiaient le développement de politiques en GENDD dans différentes structures en France et à l’étranger (par exemple en mission locale ou encore au sein d’un grand groupe hôtelier).

Signature de la convention avec la CSL

Le 21 décembre 2011, la Chambre des Salariés du Luxembourg (CSL) a signé deux conventions de partenariat avec l’Université Paul Verlaine – Metz (UPV-M) qui est, depuis le 1er  janvier 2012, l’un des principaux établissements fondateurs de l’Université de Lorraine.

L’Université de Lorraine (Metz), précurseur en France, a récemment créé la formation diplômante « Gestion de l’Egalité, de la Non Discrimination et de la Diversité » (GENDD). En partenariat avec la Chambre des Salariés, cette formation est désormais disponible au Luxembourg. Elle s’adresse à toute personne amenée à gérer des problématiques liées à la diversité dans une entreprise ou un établissement public, voire une association.

Le président de la CSL, Jean-Claude Reding, a souligné l’importance de la formation continue au Luxembourg et l’intérêt d’un diplôme spécifique sur ces thématiques.

L’évolution de la société en matière de diversité mais aussi de la loi face aux inégalités de traitements, nécessitent de nouvelles compétences professionnelles qui seront acquises dans le cadre d’un cursus sur mesure. L’égalité entre les femmes et les hommes, mais également l’âge, le handicap, l’ethnie ou la race, la religion ou encore l’orientation sexuelle, constituent les six motifs retenus par la loi luxembourgeoise et traités par cette formation.

Les horaires sont aménagés pour un public de professionnels avec des cours les vendredis et samedis en journée. Au total 120 heures de formation réparties sur 18 jours sont délivrées par des intervenants sélectionnés par l’Université de Metz. Les contenus sont bien entendu adaptés au contexte luxembourgeois. Ils comprennent, entre autre, des cours de psychologie sociale et de management ainsi qu’une approche juridique spécifique. Des exemples de politiques et d’actions en GENDD seront également abordés sous forme de tables-rondes avec des professionnels de ces questions, les institutions concernées et des entreprises ayant engagé des démarches en ce sens. Tous ces acteurs sont des représentants du paysage économique et social luxembourgeois. La première promotion du DU GENDD au Luxembourg débutera le 1er mars 2012.

La cérémonie s’est poursuivie par une allocution de Luc Johann, président de l’UPV-M, pour s’achever par la signature proprement dite de deux conventions par les présidents des deux institutions.

La seconde convention concerne le Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) qui permet aux personnes ayant interrompu leur cursus secondaire sans diplôme d’entreprendre des études à l’université au même titre que les titulaires d’un baccalauréat. Il confère les mêmes droits que ceux qui s’attachent au diplôme de fin d’études secondaires. La deuxième promotion de cette formation débutera en septembre 2012. Les cours au Luxembourg auront lieu en soirée et les samedis.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter le Luxembourg Lifelong Learning Center, tél : 27494 610, fax : 27494 650, e-mail : formation@lllc.lu.